Colloque international : « Professionnalisation des formations, employabilité et insertion des diplômés » - PROGRAMME

Argumentaire

Le processus de réformes européennes des universités, appliqué également depuis plusieurs années dans de nombreux pays tiers,  marque une rupture dans le processus de professionnalisation des offres de formation. En France par exemple, au moins depuis la loi dite LRU (2007) la professionnalisation – affectant aussi bien les parcours que les contenus - des formations est conçue comme une des dimensions des politiques d’établissements. C’est l’un des éléments d’évaluation utilisés par les pouvoirs publics mais aussi par les usagers – étudiants et parents – qui veulent faire des choix d’établissements, de filières et diplômes.

Or des recherches sur les relations entre performances des établissements et insertion (Boudon, Giret et Goudard, 2011 ; Calmand et Epiphane, 2014) ont montré qu’il n’y a pas toujours d’effet établissement dans le classement selon le critère de l’insertion des diplômés. Ce sont plutôt les effets du marché local de travail et des caractéristiques des étudiants qui expliqueraient l’essentiel des variations en termes d’insertion. A la question « Quelle évaluation pour quelle professionnalisation à l’Université ?» posée lors du séminaire tenu à   Toulouse en 2014 par le Réseau Evaluation Formation Emploi  (Beduwé et al., 2015), il ressort des données et analyses  développées quelques enseignements relatifs à la méthodologie, aux soubassements de la démarche évaluative et à la professionnalisation elle-même :

·         Les questions méthodologiques et théoriques invitent plutôt à la prudence.

·         Les protocoles et les postures d’évaluation sont sous-tendus par des valeurs et des cadres de référence qui doivent être explicités.

·      Enfin, d’un point de vue sociologique il est difficile voire impossible d’analyser la professionnalisation sans la prise en compte du contexte spécifique de sa mise en œuvre.

Sans négliger les caractéristiques du marché du travail, nous voudrions également réfléchir sur la nature des formations proposées et les publics étudiants. Lors de la sélection qui se fait à l’entrée d’une formation professionnalisante, on sait que les responsables de formation choisissent toujours parmi des étudiants qui ont choisi de candidater à cette formation et qui auraient donc les dispositions ou les caractéristiques pour réussir la formation et l’insertion.

 Dans un contexte de compétition accrue entre établissements et de développement des offres de formation, comment se fait la sélection et quel est le poids de chaque critère de sélection dans l’entrée dans la formation dite professionnalisante ? Parmi ces critères, comment est  traité spécifiquement le projet professionnel et personnel de l’étudiant et quel est son importance dans la décision de son recrutement dans la formation ?    

D’autre part, dans l’enquête européenne REFLEX, la comparaison entre modèles pédagogiques universitaires montre une supériorité des formations professionnalisantes, mais que la voie professionnelle n’est qu’une des possibilités pour l’insertion des diplômés (Chevaillier et Giret, 2013). Au niveau international, ces données ayant été confirmées par l’étude de l’OCDE (2014) concernant l’insertion des titulaires d’un doctorat, peut-on approfondir les spécificités des voies d’insertion selon les niveaux de sortie des diplômés et comparer les ressources et méthodes pédagogiques mises en œuvre pour améliorer l’employabilité et préparer les étudiants à leur vie professionnelle ?

Enfin, si l’on sait que la plupart des offres de formation professionnalisantes se construisent dans le partenariat université-entreprise, avec une des traductions régionales et locales  (Gayraud et al., 2009 ; Gayraud et al., 2011), on sait moins bien le cheminement de l’idée d’offre de formation jusqu’à sa mise en œuvre et éventuellement sa disparition. A la suite du travail d’Agulhon et al. (2012) par exemple, nous voudrions entre autres à travers des monographies d’offres de formation, notamment dans les filières plus académiques ou générales, nous interroger sur les nouvelles configurations universitaires et le développement de la politique de l’offre de formation.

Telles sont quelques-unes des questions que nous souhaiterions traiter durant ce colloque qui a vocation à accueillir toute proposition relative à l’enseignement supérieur, des contributions internationales et des études longitudinales et/ou comparées. Trois grands axes sont proposés dans ce colloque :

Axe 1. Professionnalisation, sélection/recrutement, projets professionnels et profils des étudiants ;

Axe 2. Professionnalisation, pédagogie (s) universitaire (s), employabilité et voies d’insertion des diplômés ;

Axe 3. Partenariat université-entreprise, analyse des besoins et politique de l’offre de formation.

 

Modalités pratiques :

Les propositions de communication sont à adresser sous format électronique aux responsables du colloque : résumé d’une page maxi, accompagné de quelques mots clés et de quelques références (biblio) au plus tard le 30/05/2016.

Merci de nous indiquer dans quel(s) axe(s) vous inscrivez votre contribution.

Réponse du comité scientifique aux auteurs : 30/05/2016.

Les frais d’inscription pour les enseignants, enseignants-chercheurs et les professionnels sont de 100€ (jusqu’au 15 mai. Après cette date, le tarif est de 120€). Demi-tarif pour les  étudiants sur présentation d’une copie de la carte d’étudiant en cours de validité. Une soirée de gala sera organisée au cours de ce colloque. Elle sera précédée d’une visite du vieux Clermont. Les frais d’inscription comprennent le déjeuner des 2 jours du colloque et  les documents de travail distribués à l’arrivée.

Le comité d’organisation établira une liste d’hôtels et résidences universitaires susceptibles d’intéresser les personnes venant de l’extérieur.

 Une sélection parmi les textes sera proposée pour un ouvrage collectif aux Presses Universitaires Blaise-Pascal.


 Responsables du colloque :

GHOUATI Ahmed    et  JONVAUX Rodolphe                                  

Courriels : ahmed.ghouati@udamail.fr ;  rodolphe.jonvaux@udamail.fr


 Comité scientifique : AGULHON Catherine (Université Paris-Descartes, France) ; AKESSABE Ali (Conseil supérieur de l’éducation, de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Maroc) ; BEDUWE Catherine (Université de Toulouse, France) ; EL  ADNANI Mohamed jallal (Université Sultan Moulay Slimane, Maroc) ; ELYACOUBI Driss, (Observatoire national du développement humain, Maroc, Chercheur associé au LEST Aix-Marseille-Université) ; FERREIRA Adir (Universidade Federal do Rio Grande do Norte, Brésil) ; GHALAMALLAH Mohamed (Université d’Alger, Algérie) ; GHOUATI  Ahmed (Université d’Auvergne, France) ; JONVAUX Rodolphe (Université d’Auvergne, France) ; MAILLARD Fabienne (Université Lille 3, France) ; MARD Yves (Université d’Auvergne, France) ; MONCHATRE Sylvie (Université de Strasbourg, France) ; PAIVANDI Saeed (Université de Nancy, France) ; PETIT Alain (Université Blaise-Pascal, France) ; REKIK Fethi, (Université de Sfax, Tunisie) ; ROUQUETTE Sébastien (Université Blaise-Pascal, France) ; STAMELOS Georgios (Université de Patras, Grèce) ; VERDIER Eric (Aix-Marseille-Université, France).


Pour vous inscrire : https://api.u-clermont1.fr/paybag/registration/form/event/PFEID

A noter :
Si une annulation intervient à moins de 48h avant la manifestation, aucun remboursement d'inscription ne sera possible. Les demandes d'annulation doivent se faire par mail uniquement.

Les moyens de paiement sont les suivants : carte bancaire, bon de commande uniquement pour les établissements publics français, virement ou chèque.

Heure de début : 30/05/2016 05:05 ~ Heure de fin : 03/07/2016 22:50

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